11242017Ven

Iran : les revenus de l’accord sur le nucléaire pour alimenter le terrorisme et l’extremisme

Iran : les revenus de l’accord sur le nucléaire pour alimenter le terrorisme et l’extremisme

Le plan global d’action conjoint, i.e. accord nucléaire avec l’Iran, a été le centre des discussions lors de l’assemblée générale des Nations Unies la semaine dernière. Le gouvernement Obama et une partie de la communauté internationale pensaient qu’une fois les bénéfices de l’accord sur le nucléaire en place, un Iran « différent » émergerait en tant que membre responsable de la communauté internationale et que le Moyen-Orient serait la première région à en bénéficier.

Cependant, en parallèle de cette assemblée à l’ONU, le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, a déclaré : « Malheureusement, depuis que l’accord a été confirmé, la région n’est ni plus stable ni pacifique. »

Berlin a récemment fait des remarques concernant Téhéran et le ministre des Affaires étrangères allemand, Sigmar Gabriel, a déclaré : « Les Américains ont raison : l’Iran ne joue toujours pas de rôle constructif au Moyen-Orient, que cela soit au Yémen ou au Liban. »

L’importance géostratégique du Yémen est certainement la raison pour laquelle al-Qaïda a essayé d’établir une base majeure là-bas, et c’est pourquoi l’Iran maintien son soutien aux Houthis.

Téhéran poursuit son trafic illégal d’armes et de technologie pour prolonger la campagne houthi, selon le vice-amiral Kevin M. Donegan, un commandant de la marine américaine au Moyen-Orient. Le New York Times a cité Donegan affirmant que les Houthis recevaient aussi « un fort arsenal antinavire et antimissile balistique, des mines maritimes mortelles et même des bateaux explosifs qui ont attaqué des bateaux alliés dans la mer rouge ou sur le territoire saoudien près de la frontière yéménite. »

De même, Samantha Power, l’ancienne émissaire américaine à l’ONU, a souligné les nombreux exemples où l’Iran continu à exporter des armes au Hezbollah libanais.

Le ministre des Affaires étrangères saoudien, Cheikh Al Nahyan, a déclaré à l’Assemblée générale des Nations Unies : « Deux ans ont passé depuis l’accord sur le nucléaire iranien et il n’y a aucun changement dans son comportement hostile ; il continue de développer son programme nucléaire et viole la lettre et l’esprit de cet accord. »

Ceci a conduit le président américain, Donald Trump, à remettre en question l’accord dans son ensemble et à accuser Téhéran de comploter avec Pyongyang. La France a également appelé le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à délivrer un rapport complet sur les récents tests de missiles.

En mai dernier, après son élection pour un second mandat, le président des mollahs, Hassan Rohani, a déclaré : « Nous sommes fiers de nos forces armées, les gardiens de la révolution (Pasdaran), les Bassidjis et les forces de sécurité. » Les Pasdaran sont à la tête du programme nucléaire iranien et du programme de missiles balistiques et ils sont en charge de réprimer toute dissidence à l’intérieur et d’exporter « la révolution islamique » à l’étranger.

La levée des sanctions après l’accord sur le nucléaire est une aubaine financière pour le régime iranien, mais au lieu de réduire la crise économique en Iran, cet argent a été utilisé pour alimenter le terrorisme dans la région et pour déployer des soldats afghans et pakistanais pour se battre en Syrie afin de soutenir le dictateur Bachar el-Assad.

L’accord de 2015 n’a pas changé le programme nucléaire et balistique du régime iranien, son soutien au terrorisme ou les violations des droits de l’Homme dans le pays. Cela doit changer maintenant en adoptant une politique de fermeté par la France et le reste de la communauté internationale.