11242017Ven

Un ancien officier des renseignements exprime ses inquiétudes concernant la présence du régime iranien à la place de celle de Daech

Il a déclaré : « Le président a fait la chose qui s’imposait en déléguant les autorités additionnelles aux généraux en ce qui concerne les actions militaires contre Daech. Je suis inquiet cependant, que malgré les succès sur le champ de bataille, Bachar el-Assad semble devenir plus fort ou au moins il consolide sa place au pouvoir avec l’aide de la Russie et de l’Iran… Je suis également préoccupé par les perspectives d’avenir dans six mois en Irak en ce qui concerne la présence iranienne, car les victoires chiites se sont solidifiées en Irak contre Daech. »

Il a exprimé également ses inquiétudes vis-à-vis du régime iranien qui montre plus de pouvoir en Syrie, où il soutient le régime d’Assad et le massacre des Syriens, et en Irak, où il a « aidé » le gouvernement irakien à lancer une guerre contre les Kurdes à la suite du référendum pour l’indépendance.

Il a déclaré : « Donc c’est assez compliqué, le gouvernement a réussi à assouplir les lois de l’engagement contre Daech, ce qui je pense est une bonne chose, mais il a échoué à développer une politique stratégique qui comble ce vide. Et désormais, ce vide semble être comblé par les Iraniens et les Russes et par extension, par le régime syrien. Dans le cas de l’Irak, je suis très inquiet concernant les militants pro-Iraniens qui augmentent en termes de force et d’influence sur le territoire, laissant de côté le problème des Kurdes qui souhaitent l’autonomie. »

Shedd, qui a également travaillé comme vice-directeur des renseignements nationaux pour la politique, la planification et des besoins opérationnels, apprécierait une politique qui regarde les plus larges implications au Moyen-Orient pour empêcher le régime iranien d’être capable de consolider son pouvoir et de contrôler la région.

Il a ajouté : « Je ne veux pas minimiser le succès lorsqu’il s’agit de Daech, ce qui a été délégué pour de nombreuses décisions à des commandants sur le champ de bataille en association avec ceux qui ont pris les décisions. Mais cela n’empêche pas le besoin d’une stratégie complète dans la zone où l’Iran et ses alliés ont gagné en solidité. »