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Iran : Silence pesant sur une tentative d’attentat en France

Par Véronique Brocard, 
SINEMENSUEL - Le 30 juin, à Villepinte, en région parisienne, un rassemblement des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI / MEK) et de leurs soutiens réunissait 25 000 personnes. Un attentat a été déjoué, impliquant de hautes autorités iraniennes.

C’est une affaire exceptionnelle que celle du projet d’attentat à la bombe à Villepinte. Et ce, pour trois raisons au moins : le nombre des personnes visées, le quasi-silence de la presse sur ce qui aurait pu être une des attaques terroristes les plus meurtrières commises en France ces dernières années et, enfin, la quantité de services de renseignements et des pays impliqués.

Le 30 juin dernier, plusieurs dizaines de milliers de participants étaient présents au rassemblement annuel du Conseil national de la résistance iranien (CNRI) – qui lutte pour l’instauration d’un gouvernement démocratique et laïc en Iran(1) – dont 600 personnalités, parmi lesquelles l’ancien président de la Chambre des représentants Newt Gingrich, l’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, les anciens Premiers ministres du Canada Stephen Harper, et de l’Algérie Sid Ahmed Ghozali, qui est aussi président du Comité de solidarité arabo-islamique avec la résistance iranienne.

Trois anciens ministres français avaient fait le déplacement ainsi que de nombreux parlementaires européens, des dizaines de personnalités politiques, des maires, des anciens magistrats venus des pays arabes et asiatiques. Il y avait même un ancien colonel de l’armée américaine ayant officié en Irak, Wesley Martin.

C’est dans cette salle bondée qu’un engin devait exploser.

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