Par Pooya Stone

Alors que les incidents en Irak s'intensifient, les responsables iraniens sont très inquiets et en colère contre la visite du Premier ministre irakien Mustafa Al-Kazemi aux États-Unis et ses conséquences. Les médias du régime l’ont dénigré et menacé.

Le site Internet de l'Asr Iran, le 21 août, en rappelant la domination du régime iranien en Irak, a écrit au Premier ministre irakien: si l'Iran n'existait pas, «maintenant à Bagdad il n'y aurait pas au pouvoir un premier ministre nommé Mustafa Kazemi, mais un calife nommé Abu Bakr al- Baghdadi. »

Et Kayhan a écrit: «Le Premier ministre irakien, ignorant la résolution du parlement et les sentiments anti-américains du de son peuple, a affirmé que l'Irak a besoin des États-Unis! »

Le soulèvement et l'atmosphère sociale en Irak
Ces derniers jours, en réponse à la ligne de terreur et d'intimidation menée par le régime iranien en Irak contre les manifestants pacifiques irakiens et les jeunes qui veulent voir un changement et la fin de l’ingérence du régime iranien, les manifestations ont atteint un nouveau sommet à Bagdad et dans d'autres villes irakiennes.

Surtout après l'assassinat du Dr Reham Yaghoub, l'une des leaders des manifestations à Bassora contre l'ingérence du régime iranien, la vague de manifestations contre le gouvernement iranien et l'indignation suscitée par l'assassinat de la courageuse opposante par les agents du régime, en particulier Nouri Al -Maliki en Irak, a augmenté. À Bassorah, les funérailles de "Reham Yaghoub" ont conduit à de grandes manifestations scandant des slogans pour chasser le régime d'Irak et désarmer les milices affiliées au régime.

Des manifestations similaires ont eu lieu à Bagdad et Najaf avec les funérailles symboliques du «Martyr du pays Reham Yaghoub». Ainsi, l'atmosphère sociale irakienne est de plus en plus mobilisé contre le régime et ses milices.

La force par procuration de l’Iran, Al-Hashd Al-Shaabi (PMF), a mené plusieurs assassinats ciblés contre les militants de la contestation.

Dans la soirée du 19 août, le Dr Reham Yaghoub, une activiste civile irakienne, a été assassinée par les forces du régime. Un autre militant civil irakien, Zaydun Emad, a été assassiné à Bagdad mais a survécu.

Un autre militant civil, Fallah al-Hasnawi, et son fiancé ont été attaqués au milieu de Bassorah, et des hommes armés ont tenté de le kidnapper lui et sa fiancée. Il est actuellement soigné dans un hôpital.

Lundi dernier, le Premier ministre Mustafa Al Kadhimi a limogé le chef de la police de Bassorah, Rasheed Fleah, pour les violences.

Mais les manifestants ont déclaré que cela ne suffisait pas, décriant l'inaction du gouvernement irakien face aux deux meurtres. Ils portaient des banderoles demandant que les tueurs des militants soient tenus pour responsables.

Lors de la réunion de M. Al Kadhimi avec les responsables de la sécurité à Bassorah samedi, il a déclaré: «Les armes incontrôlées et les querelles tribales sont inacceptables et il doit y avoir une action préventive. »

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