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Exportation du terrorisme : Le rôle de l’Iran

Exportation du terrorisme : Le rôle de l’Iran

Le président américain Donald Trump et son homologue français Emmanuel Macron se sont rencontrés le mois dernier à New-York, en marge de l’assemblée générale de l’ONU, pour évoquer le comportement “ déstabilisateur “ de l’Iran au Moyen Orient, alors que le Trésor américain a pris des mesures contre une douzaines d’entités soutenant les Gardiens de la Révolution (Pasdaran).

Les pasdaran

Les pasdaran sont une armée d’élite iranienne, considérée comme une entité terroriste. En outre, de nombreux pays s’inquiètent de leur ingérence croissante dans les affaires extérieures. Par exemple, ils ont apporté leur soutien au régime de Bachar-al-Assad dans le massacre de la population syrienne, et installé des usines de fabrication de missiles en Syrie. Ils sont également accusés de soutenir les milices extrémistes chiites qui exercent leur pouvoir au Liban, en Irak et au Yémen.

Le journal Le Monde écrivait le 7 septembre dernier : « Au Liban, en Syrie, en Irak et jusqu’au Yémen, la République islamique a élargi sa sphère d’influence au milieu du chaos régional. Une domination à la fois politique, économique et militaire […] Complices d’un gouvernement sectaire, celui de Nouri Al-Maliki, qui a terrorisé la minorité arabe sunnite d’Irak, les Iraniens portent une part de responsabilité dans la réémergence du djihadisme sunnite. Les pasdaran, inspiré par leur mission idéologique, s’occuperont du Jihad pour Dieu et de la lutte pour répandre la jurisprudence de la loi de Dieu partout dans le monde. »

La mission des Pasdaran est l’exportation de la révolution par le biais du terrorisme. Dans un contexte toujours plus instable, le régime poursuit la répression et le terrorisme afin de survivre.


Le programme balistique et nucléaire

Depuis le début de l’année, les pasdaran ont lancé plusieurs essais de missiles, violant les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations unis. En effet, ces dernières interdisent les tests de missiles pouvant porter une tête nucléaire.

Le samedi 23 septembre dernier, ils ont annoncé les tirs d’essai du tout dernier missile balistique, Khorramshahr. Selon le commandant aérospatial des pasdaran, ce missile peut porter plusieurs ogives.

Par ailleurs, le CNRI (Conseil national de la Résistance iranienne), a récemment révélé que les pasdaran maintiennent leurs installations de conception et de fabrication de l’arme nucléaire. Les opposants ont même révélé un nouveau site sur la base militaire de Parchine, gardé jusqu’alors secret par le régime. Or, l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AIEA) de l’ONU doit mener des inspections militaires en cas de soupçon d’activités illicites.

L’Europe devrait rester vigilante vis-à-vis de Téhéran. Il est crucial que l’Occident exige des inspections exhaustives du site de Parchine et d’autres sites liés à la SPDN, soit l’organe impliqué dans la fabrication de l’engin nucléaire. Rappelons que la seule fonction de la SPDN, et des organisations qui lui sont associées, est de faciliter le développement de l’arme stratégique. En effet, elle n’a aucune utilité énergétique ou pacifique.


Le communiqué du CNRI

Le CNRI a publié la semaine dernière un communiqué concernant le rôle du régime iranien au Moyen-Orient est en Afrique. Plusieurs dirigeants iraniens ont en effet reconnu les visées expansionnistes de leur régime, ainsi que leur soutien à l’extrémisme et au terrorisme dans ces régions. Le représentant du Guide suprême à la prière du vendredi à Téhéran, Kazem Sediqi, a déclaré la semaine dernière : « Nous avons mené une révolution en Iran, mais aujourd'hui nous jouons aussi un rôle de défense en Syrie, notre réputation est aujourd'hui connue dans toute l'Afrique, même au Nigeria. »

En outre, il a reconnu l’occupation secrète de l’Irak par le régime intégriste, ainsi que son ingérence dans les organes sécuritaires, politiques et militaires du pays. Le même jour, le président des mollahs Hassan Rohani a déclaré : « Que vous le vouliez ou non, nous défendrons les opprimés du Yémen, de la Syrie et de la Palestine, et nous renforcerons nos capacités militaires et de défense dans la mesure du possible. » De son côté, le représentant de Khamenei auprès des Gardiens de la révolution a déclaré récemment : « Aujourd'hui, l'Irak et la Syrie servent l'islam. Parfois, on nous demande ce qui fait notre pays dans les affaires de la Palestine, de la Syrie, de l'Irak et du Liban ? ... Nous disons que nous avons une responsabilité dans le monde : celle de préparer le terrain pour la mondialisation de l'islam. »

Ces déclarations mettent encore plus en évidence l’exportation du terrorisme et de l’extrémisme par les mollahs. Pour le CNRI, ces aveux ne font que renforcer la nécessité urgente pour la communauté internationale de prendre des mesures fermes. Ils proposent des actions concrètes :
- Évincer le régime théocratique et pasdaran du Moyen-Orient
- Appliquer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU concernant le programme d’armes nucléaires de Téhéran, qui interdisent tout enrichissement nucléaire. Cette mesure doit passer par des inspections inconditionnelles et libres des centres militaires et non-militaires du régime.